Physalie connue sous les noms, vessie de mer, galiote portugaise, galère portugaise ou encore appelé fausse méduse,c’est un animal invertébré apparenté au groupe des méduses, car elle appartient à l’embranchement des cnidaires. Elle présente une forme très caractéristique, car en forme coloniale de polypes, la partie émergée en forme de sac gonflé d’air, mesurant 15 à 20 cm et de couleur rosé et/ou bleuté, est surmonté d’une excroissance plus aplatie et plissée appelée ‘’la voile’’, lui permet de flotter hors de l’eau et de se déplacer autrement que par les courants marins. Ce dernier pouvant être facilement confondu avec un sac plastique ou un petit ballon de plage. Les tentacules urticants se présentent sous forme de longs filaments de 15 m et pouvant dépasser 40 m. Ils sont très fragiles, peu visibles et peuvent se rompent facilement : ils peuvent alors dériver au gré des vagues, loin du flotteur, ce qui n’attire pas la méfiance des baigneurs.
La physalie est une espèce carnivore qui se nourrit essentiellement de poissons de petites et moyennes tailles qui représentent 70 à 90 % de sa nourriture. Elle attrape ses proies à l’aide de ses tentacules. Elle peut consommer également des crevettes, d’autres crustacés ainsi que des petits animaux planctoniques.
Les physalies sont consommées par quelques poissons et les tortues marines (la tortue caouanne) lorsqu’elles sont en pleine eau et par des crabes lorsqu’elles sont échouées.
Les physalies vivent habituellement dans les mers tropicales et subtropicales mais peuvent être déportées par les vents sur de longues distances, d’où sa présence parfois en nombre poussé en mer ou bien échouée sur les plages. La présence de Physalia physalis est régulièrement signalée sur les côtes Sud-Ouest de l’Angleterre et sur les côtes françaises d’Aquitaine.
En Algérie, Physalia physalis a été signalée aux anses de Kouali (W. Tipaza) en 2012. Mais sa signalisation en alerte sur les côtes d’Oran, Mostaganem et Annaba (en mois de Mars et Avril 2021) a provoqué une grande peur et panique au sein des baigneurs. Hors cette espèce n’a été observé qu’en nombre très faible sur ces cotes (pas plus d’un individu ou deux), même si sa présence est dangereuse en raison des dégâts qu’elle peut causer pour l’être humain à savoir : lésions cutanées, complications respiratoires pour certains sujets fragiles et/ou sensibles, mais il n’y pas lieu de s’alarmer car on n’est pas en état d’alerte. La présence de cette espèce sur les côtes algériennes a été envenimée par les médias à cause de ce qui s’est passé dans d’autres pays de l’atlantique où cette espèce a été retrouvées par milliers dans la Manche, sur les plages du Devon, du Hampsphire, du Dorset et à l’Ouest jusqu’en Irlande.
Donc il ne faut trop s’alarmer mais il faut rester vigilant et étudier la possibilité de la présence de cette espèce en Méditerranée en général et sur nos côtes en particulier car elle reste exceptionnelle, du fait de sa préférence pour les eaux froides, mais l’effet du changement climatique peut changer la donne.
Ceci dit en cas d’envenimement par une physalie, il est important de suivre les consignes suivantes :
- Rassurer et calmer la personne ;
- Retirer les tentacules sans les écraser : l’enlèvement peut être facilité en appliquant préférentiellement de la mousse à raser ou à défaut du sable sec (pas de sable humide) ;
- Racler l’ensemble (tentacules et mousse/sable) sur la peau avec un carton rigide ;
- Rincer les lésions avec de l’eau de mer ou du sérum physiologique (ne pas utiliser d’eau douce, ni de vinaigre, ni d’ammoniaque) ou désinfecter avec une compresse stérile imbibée d’antiseptique ;
Plus rarement, d’autres symptômes peuvent survenir jusqu’à plusieurs heures après la piqûre (malaise, vertiges, maux de tête, anxiété, somnolence, fièvre, nausées, vomissements, maux de ventre, tachycardie, gêne respiratoire, douleurs articulaires ou musculaires). Il est alors impératif de consulter un médecin ou un service d’urgence.
Enfin, il faut rappeler que, même mortes, échouées et à moitié sèches, les cellules urticantes des méduses peuvent rester actives plusieurs jours. Il est recommandé aux usagers des plages de ne pas y toucher.


